Nous devions être douze : tous les élèves de l’école
– au total, sept, car l’un d’entre nous jouerait un autre rôle – ainsi
que trois enfants chinois et un adulte. Chacun porterait le masque de
son signe zodiacal, et les quatre autres essaieraient de se répartir le
plus équitablement possible les masques restants.
Avec Martine, nous avons donc commencé à dessiner sur
des feuilles de papier les masques tels que nous les imaginions, en
respectant à peu près la rondeur du masque. Il y a eu les douze animaux
du zodiaque chinois : le rat, deux bœufs (car Louis et Thomas étaient
tous les deux du signe du bœuf), un chien, un cheval, un tigre, un
cochon, un singe, un lapin, un serpent, un coq, une chèvre et un dragon.
Puis, Philippe et Rose sont allés acheter des ballons
de baudruche. Après les avoir tous gonflés, nous avons déchiré des
bandes de papier journal pas trop larges et, à l’aide de colle forte,
nous les avons appliquées sur les douze ballons. Il a fallu six ou sept
couches. Afin de savoir combien nous en avions déjà collées, nous
alternions : une couche horizontale, une couche verticale, une couche
horizontale, une couche verticale...
Après cela, nous les avons laissés sécher longtemps.
On laissait également sécher toutes les deux ou trois couches. Et puis,
nous avons peint la première « couche de fond » en peinture. Pour le
dragon, c’était vert clair, et le singe, marron, par exemple. C’était la
couleur de la peau, des poils, des plumes, de la fourrure... Après le
séchage, nous avons découpé les bouches, les fentes pour les oreilles,
la crinière et les cornes, et les yeux et collé les naseaux et les
museaux. Nous avons ensuite peint les oreilles découpées dans du carton
et décoré nos masques respectifs et les autres avec des craies et des
feutres.
Au spectacle, précédé d’innombrables répétitions, ça
s’est bien passé : nous le savions par cœur, et même la chanson, apprise
pendant les répétitions, a été sue par presque tout le monde. Louis
jouait un petit garçon qui trouve son ami Thomas car ils sont du même
signe zodiacal, celui du bœuf. Nous avons chanté en chinois et Rose a
fait la traduction en français.
Maintenant, les masques trônent sur une grande
étagère tout au fond du couloir de l’école et les dessins ont été
affichés dans la salle informatique, puis numérisés pour les besoins du
site Internet et de notre revue scolaire.
Constance, 5e